un an de grandes vacances 17 Firmin s'était relevé assez penaud. Il était rouge et congestionné, et frottait son épaule éraflée. - J'y renonce, fit-il en maugréant. A un autre, s'il veut essayer ! Et pour se donner une attitude, il alluma une cigarette....
un an de grandes vacances 11 - Nous attendrons ici, déclara M. Dalbret, que l'obscurité soit tombée pour nous avancer par la plage jusqu'aux pirogues. Nous ferons choix de celle qui nous convient le mieux et nous y embarquerons notre matériel. Pendant...
un an de grandes vacances 8 Pour la nuit, on tendit les prélarts de toile entre les arbres, en passant de solides cordelettes dans les anneaux de cuivre qui garnissaient les lisières. On confectionna ainsi des hamacs à plusieurs compartiments. Nous décidâmes...
- Le splendide spécimen ! fit à voix basse le vieux chirurgien, tous les organes sont sains, toutes les fonctions parfaites; le corps est beau; les muscles sont bien formés, forts et nerveux, susceptibles d'un développement merveilleux, si l'occasion...
Une année après la mort d'Eleutéria, j'étais en vacances dans le sud de la France, sur une plage que j'aime tout particulièrement. Une plage sauvage et rude mais qui possède une énergie qui est en harmonie avec la mienne. Cela m'amena à chercher d'autres...
L’étrange maladie de François ne l’affligeait pas directement, elle n’affectait que la perception qu’on avait de lui. Elle ne s’attaquait pas à sa mémoire mais au souvenir qu’il laissait dans celle des autres. Après qu’on eut fait la connaissance de cet...
Le soleil d'un frais matin d'été inondait la salle de bain et Julie finissait de se coiffer en chantonnant. Une bonne odeur lui disait que son mari avait fait du café pendant qu'elle prenait son bain et elle s'étira avec bonheur en se regardant dans la...
Dans les années 60 vivait à Paris un certain Monsieur Jyväskylä et rien qu'au nombre de "K", de "Y" et de trémas dont était généreusement pourvu son patronyme, on devinait à demi-mot ses origines finlandaises. Ou si on veut, finoises. D'après le Larousse,...
C'est à peine si l'on entend un bruissement, c'est à peine si l'herbe, haute comme l'homme, bouge. Pourtant c'est une majesté qui passe, c'est une des grandes forces de la création qui se glisse, observe et se dissimule. Nohr est un tigre du Bengale....
C’était l’hiver. Une fine couche de neige avait recouvert les toitures du temple du Petit Matin, ce qui était exceptionnel, puisque la mer vient se jeter non loin sur les falaises. Je venais de passer mon gempukku avec succès, comme ma sœur aînée Ayame....
Aiko, le bras droit de l'empreur Go-Toba Tenno arriva en courant vers celui-ci et dit : - Ô Grand empreur Tenno, je dois vous demander de partir très loin de Kobe pour ainsi aller à Kyoto. - Et pourquoi mon cher ami ? repris l'empreur. Aiko enchaîna :...
Le brouillard s'épaissit brusquement à l'instant où Calvez mouilla l'ancre. Le matelot eut le temps de voir disparaître la côte déchiquetée. Moins d'une minute plus tard, à la poupe, il distinguait à peine la silhouette de Quemeneur, qui rangeait les...
Monsieur de Parola avait la détestable habitude de lire à table. Or ce matin-là, comme il expédiait son petit déjeuner, il tomba en arrêt devant une petite annonce de troisième page qu'il relut en fronçant les sourcils. - Diable, murmura-t-il, voilà qui...
L'aube arrivait; comme toujours, Ameline alla se coucher dans sa prison, cet exigu caisson de bois, que les humains, ces merveilleuses créatures appellent cercueil. Comme toujours, elle rêva des temps où elle était comme eux, avant sa terrible et incompréhensible...
le chat de platine 32 Le lieutenant Morovitch parfaitement paisible, se tenait à côté du Chat de Platine. Jean-Jacques, qui avait surgi dans l'habitacle, poussa une exclamation joyeuse : - J'aime quand même mieux ça ! - Qu'aimez-vous mieux, mon jeune...
le chat de platine 10 Le rapide avait dépassé Avignon, où il avait pris trois voyageurs sans en laisser aucun. Les trois nouveaux venus, une religieuse accompagnant deux jeunes filles, montèrent dans la deuxième voiture, où il n'y avait qu'une seule personne....
un an de grandes vacances 24 Enfin, comme nous manquions d'artillerie à longue portée, nous avions construit sous la direction de M. Dalbret, une machine de guerre moyenâgeuse : cela se nommait à l'époque un "trébuchet". On avait choisi un long cocotier...
un an de grandes vacances 16 Nous marchions depuis un quart d'heure par un large sentier de terre battue, bordé de pandanus et de magnolias en fleurs, lorsque nous débouchâmes sur la place du village. Une soixantaine de huttes hautes et bien construites...
un an de grandes vacances 5 Pourtant la canonnade avait cessé. Le navire ne coula pas et, peu à peu, tout rentra dans l'ordre. Si le "Kronprinz" avait été touché, ce ne pouvait être que dans sa superstructure et non dans ses oeuvres vives. Nul ne songeait...
Il y avait, rue de l'Ermitage à Paris, un homme qui possédait le don étrange de transformer tout ce qu'il touchait en gag. Il s'était aperçu de ce prodige un matin où, tâtonnant pour saisir ses chaussons, ceux-ci s'étaient mués en clafoutis dès qu'il...
Pierre était un garçon qui s'ennuyait facilement tout seul. Quand il arriva à la mer avec ses parents cette année-là, la plage était encore déserte. Chaque matin, Pierre scrutait l'immense étendue de sable mais personne ne lui répondait. Il y avait bien...
Les rayons du soleil matinal éclaboussent les toits. Dans les couloirs ombreux des avenues, le vrombissement des voitures et les vapeurs d'essence uniformisent le flot mouvant des autos et des piétons. Des enfants galopent d'un trottoir à l'autre, pressés...
- Maman, maman, t’as vu comme elle est belle ? Keiko paraît absorbée dans une contemplation sereine. Les yeux tout écarquillés, les coudes posés à même le sol, la petite fille sourit. Dehors, les rossignols chantent, les poneys traînaillent dans les verts...
Depuis trois jours et trois nuits le vent faisait battre les volets qui étaient sur le point de rompre, et la maison elle-même semblait vouloir s'effondrer. La pluie incessante et glacée assombrissait le ciel, ce qui donnait cette étrange impression que...
« Kuroi Hasu », le pavillon du lotus noir brûle et j’entends crépiter les flammes qui lèchent les planches. Satisfait de ma vengeance je contemple le spectacle, le dernier que j’ai offert à votre ennemi, ô mon père. De là où vous êtes peut-être me désapprouvez-vous....